La Bouche Ouverte : Le blog politique de Rémi Froschard

Une bouche ouverte à travers la toile avec au programme : les mots des maux et les maux des mots. Parce que l'esprit critique doit être consommé sans modération, j'en profite avant que l'on ne puisse pas.

22 janvier 2008

A Lor'

A Lor'

 

 

Je n'ai pas vu le SOS sur le crassier,

 

Je n'ai pas vu le ciel orange de cette vallée,

 

aujourd'hui encore leurs vies sont laminées.

 

Bernard l'avait dit et c'est toujours vrai

 

Dans ces rues, des touristes y'en a très peu,

 

Mais celui qui est passé par ici n'avait pas son bleu.

 

 

Lorsqu'il est arrivé, on leur a dit « pas de soucis ».

 

En Inde il n'y a pourtant pas que des Gandhis.

 

La paix n'est pas une arme lorsque du profit on veut maxi.

 

Le cri se doit de toujours résonner dans cette aciérie.

 

Et pourtant, la mort guette cette ville d'-ange.

 

Car comment voudront-ils que ces enfants mangent ?

 

 

Il paraît que de mon village, on y voyait des noirs nuages

 

Qui traversaient la vallée, les villes mais c'était un autre age.

 

C'est un plan, une stratégie, un enrichissement qui sème l'orage

 

mais pour ces ouvriers, ces familles, ces pères, seule reste la rage.

 

Comme un étendard, un drapeau déchiré qui flotte, le vaisseau vit

 

Aujourd'hui après l'U4 et d'autres drames gris, on entend ces cris

 

 

Longwy a vu ses pavés usés, Gandrange montre ses dents

 

Dans le désordre libéral, c'est toute une région qui se meurt

 

Quand bien même on a vu cet ancien patron avoir peur

 

Il était rassurant en disant l'usine de grande valeur.

 

Ces Hommes, ces Femmes ne pense pas à la révolution

 

le drapeau rouge n'est pas présent, mais les visages en disent long.

 

 

Il faut espérer, ne pas baisser les bras et y croire

 

Ce combat est à mener et avec vous mon poing restera fermé

 

Avec vous, tous ensemble unis, gardons espoir

 

De générations en générations, la Lorraine vivra

 

Ses enfants, ses femmes et ses hommes aussi.

Posté par Rfroschard à 21:58 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La république, fiston, elle t'ignore

Je viens de retrouver les mots que j'avais écris après une sombre histoire dans un TER Lorraine en revenant de Nancy...

    Ce matin, donc, après avoir passé la nuit à la cité universitaire de Boudonville à Nancy, j’ai pris le TER Lorraine à 11h 22 à destination de Luxembourg pour descendre à Thionville.

 

 Peu après Metz, 2 agents hommes des douanes et 1 agent femme des douanes sont passés dans le train dans le but de faire des contrôles.

 

Se présentant à moi à 12h08, juste après le départ de Metz, sans politesse aucune, ils me demandent qui je suis, ce que je fais, où j'habite et quel trajet je fais. Je leur réponds calmement que j'ai dormi à la cité U, à Nancy et que je descends à Thionville puisque j'habite à proximité (Metzervisse). Ils me dévisage puis s'en font, sans dire au revoir.

 

 Quelques sièges plus loin, une autre personne en jogging, à l'allure plutôt branché sur la mode "rap" se fait également contrôler.

 

 Les douaniers lui demandent où il habite, le trajet qu'il fait, pourquoi. Les même banalités que pour moi, avec la même absence de politesse évidente. Les douaniers s’appuient alors fortement sur le fait qu’il descende à Hagondange pour décider alors de fouiller sa sacoche (une petite valise en cuir) de fond en comble. Ils demandent alors à la personne de se lever et le fouillent (veste, poche de la veste, poches du pantalon) dans le train. N’ayant rien à se reprocher, l’individu se laisse faire. Finalement, les douaniers ne trouvent rien. Je ne comprends d’ailleurs pas trop pourquoi lui a été fouillé et moi pas.

 

  Cependant, ils n’en ont pas fini pour autant avec cette personne. Et ils lui demandent de montrer ses chaussures (des baskets, il me semble). Ils demandent également où il les a achetées...L’individu ne s’en souvient plus. Les douaniers, sans autres vérifications répondent que ce sont de la contrebande. La femme douanier lui dit alors qu'elle avait vu des sachets en plastique dans la sacoche et qu'il allait mettre lesdits sachets au pied pour rentrer chez lui et qu'il allait leur donner les chaussures. L'individu proteste légèrement en affirmant et que cela ne va pas être possible (ce qui est compréhensible).Pour finir, les douaniers le laisse tranquille mais lui demande de jeter ses baskets à la poubelle quand il rentre chez lui !

 

 Je suis actuellement dans le doute et le questionnement. Pourquoi lui ? Avait-il la tête d’un suspect idéal ? une figure qui mettait le doute ? Il est vrai que je ne portait pas de jogging, encore moins de casquette, j’avais une sacoche avec un ordinateur portable…Cela aurait pu être de la contrebande également ou du matériel volé ! L’individu avec qui j’ai brièvement discuté après ne comprenait pas non plus pourquoi on s’en était pris à lui et non à moi. Personnellement, je penche pour du délit de faciès. Et ceci, se produisant dans mon pays, la France, celui d’Hugo et des Droits de l’Homme, j’en tremble. Les vieux idéaux républicains ne sont plus là ? On peut désormais faire justice et police sur simple fait d’un visage, d’une figure louche ? Je ne comprends pas.

Posté par Rfroschard à 14:19 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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