La Bouche Ouverte : Le blog politique de Rémi Froschard

Une bouche ouverte à travers la toile avec au programme : les mots des maux et les maux des mots. Parce que l'esprit critique doit être consommé sans modération, j'en profite avant que l'on ne puisse pas.

16 février 2008

Vis ma vie

    Nous avons eu droit à la realpolitik avec le campeur à Paris, avec Napoléon le petit à l'école, on a désormais la realTV !

    Ce concept formidable qui permet dans de nombreux émissions télé d'incarner un rôle qui n'est pas le notre mais imposer pour faire vendre du temps de cerveau disponible à la sauce endemol trouve désormais sa place.

    La première diffusion est prévue apparement pour septembre 2008 où l'ensemble des écoliers de France auront un rôle et une double identité ! Les enfants de CM2, l'étoile jaune en moins, porteront en effet le nom d'un enfant juif de la Shoah !

    Présenté comme çà on y croit pas réellement. Plus officiellement, on y entend les mots "devoirsdememoire-Shoah-Genocide-guerremondiale". J'essaie de me souvenir un peu, et il me semble que j'ai découvert le mot de "Shoah" en quatrième ou troisième. Et j'ai découvert récemment le sens exact de ce mot.
La Shoah signifie en hébreu "la déportation".

    Je les plains ces enfants que j'aurais par la suite peut-être en colo tiens !
- Marco, Kevin, Killian...
- Non, Rémi, nous c'est Jeshua, Ariel, Sharon !
CM2...10-11ans...l'âge où l'identité se construit et où l'attention peut se porter sur un référent positif (un chanteur connu, un oncle, un acteur...). Ce référent va se voir imposer par l'institution à un élève. Sans que ce geste soit volontaire et demandé.

    Enseigner l'Histoire en s'inspirant d'une demande d'une organisation religieuse...c'est peut-être çà la laïcité positive qui permettra à nos futurs générations d'éviter l'échec scolaire. Car ne l'oublions pas, le petit-président n'a parlé que de la mémoire des enfants juifs. Les enfants tsiganes, russes, français, polonais sont oubliés. A l'heure de la construction d'une nation européenne, on fonde ainsi un enseignement historique sur une évolution et une structuration religieuse et idéologique. Et à ce moment me reviennent ces quelques vers de Jean Ferrat qui en  1963 font presque scandale...

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jé
touhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux


    Pourquoi ? Comment faire porter la mémoire d'un enfant juif peut aider au devoir de mémoire ? Ne faut-il donc pas rappeler qu'étaient aussi déportés les gays, lesbiennes, albinos, arabes, résistants, communistes, anarchistes, faibles ?

    Un enfant de 11 ans connaîtra-t-il les différentes étapes de ce qui ont amené à la Solution Finale ?

    Dans tous les cas, je doute que le devoir de mémoire de la Sarkozy'academy permette de s'opposer à d'autres rafles qui peuvent avoir lieu en France au XXIème siècle où les avions militaires remplacent les wagons de la SNCF et où la lapidation, les lynchages, les persecutions remplacent les chambres à gaz.

    Ne peut-on pas enseigner l'Histoire en évitant de s'arrêter sur le lyrisme et le drame sentimental façon "feux de l'amour" de notre Monde ? Pourquoi ne pas enseigner à ces élèves qu'ils doivent se méfier chaque jour de l'autorité, des actions qu'on leur impose et qu'ils doivent garder toujours leur pouvoir de discrimination afin de savoir ce qui peut être bien ou mal. En France aujourd'hui, c'est aussi au nom du Devoir de Mémoire que des familles se mobilisent pour éviter la mise à mort de certains étrangers. Le Devoir de Mémoire se doit aussi de permettre aux enfants de savoir que la désobéissance civile est un moyen d'opposition aux mesures arbitraires.

    Chez Sarkozy-le-petit, il est plus facile d'enseigner les gaulois avec Asterix, la grèce avec Zeus, la résistance avec Guy, la Shoah avec Samuel et le communisme avec Joseph ! !

La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours
Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?
L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez






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10 février 2008

Lettre ouverte à Madame la défenseure des enfants

Madame,

au-delà de l’impact médiatique outrancier auquel l’épisode a donné lieu, la gifle lancée par un enseignant à un élève éclaire d’un jour particulier le peu de cas qu’on semble faire en France, tout spécialement dans les établissements scolaires, de la Convention internationale des droits de l’enfant, pourtant signée par la France, mais aussi, plus simplement, du respect le plus élémentaire pour sa personne. Dans son article 19, la convention stipule en effet que « les Etats parties prennent toutes les mesures législatives, administratives, sociales et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales (...), de mauvais traitements ou d’exploitation, pendant qu’il est sous la garde de ses parents (...) ou de toute autre personne à qui il est confié ». Bien que le texte de la Convention soit affiché depuis peu dans toutes les salles de classe, le respecte-t-on pour autant ?  Pour une gifle dont le retentissement traverse pour une fois les murs de l’école, combien de brutalités « physiques et mentales », de coups, de vexations, d’humiliations sont le lot quotidien d’élèves qui préfèrent se taire, encaisser sans broncher, parce qu’ils ont peur ou parce qu’ils savent bien que, de toutes manières, leur parole ne sera pas entendue. Cet enfant de 11 ans, maltraité, rudoyé, humilié devant toute la classe, comment devait-il réagir ? L’injure sortie de sa bouche n’est pas venue de rien, elle est la réponse, certes maladroite, à un adulte sorti de son rôle. Dans ses conditions, et même si la gifle qui a suivi peut être imputée à un réflexe impulsif, il est inadmissible que les plus hautes autorités de l’état, derrière le Premier ministre et le ministre de l’Education nationale, aient pu, en apportant leur soutien à l’enseignant fautif, légitimer cette forme de violence et sembler couvrir à l’avance tous les dérapages dont les adultes se rendraient coupables à l’intérieur d’un établissement scolaire. Alors que ces mêmes autorités n’ont pas de mots assez forts pour dénoncer la violence lorsqu’elle vient des élèves, que la ministre de la Justice réclamait il y a peu « pour les mineurs, une réponse pénale à chaque infraction », on peut quand même s’étonner de la complaisance ainsi manifestée pour la violence lorsqu’elle vient des détenteurs de l’autorité.

Faut-il croire, comme on le soutenait encore il n’y a pas très longtemps, que les coups feraient grandir ou qu’un enfant n’en souffrirait pas ? La campagne lancée dans l’opinion publique suite à cet événement, où, malheureusement, les enseignants ne sont pas les moins virulents, est le signe d’une formidable régression dans le débat éducatif, régression déjà à l’œuvre depuis plusieurs années, par exemple dans les domaines de la pédagogie ou de la justice des mineurs : des pétitions initiées par des syndicats bien mal inspirés, ont ouvert les vannes à un flot furieux de paroles haineuses qui dépassent de beaucoup les deux protagonistes à l’origine de l’histoire. Il ne s’agit plus de défendre un enseignant mais d’en appeler, avec une brutalité invraisemblable, au retour des « bonnes vieilles méthodes », celles d’une époque où l’on pouvait frapper les enfants en toute bonne conscience, en toute impunité. Avec les conséquences que l’on pressent : vous êtes mieux placée que quiconque, Madame, pour constater les dégâts de la violence exercée sur les enfants, à l’école comme à la maison. Et lorsque des enfants meurent sous les coups, lorsque d’autres sont détruits pour la vie, c’est toujours parce qu’au départ il y a eu ces mots criminels : « c’est pour ton bien ! » (1). Votre fonction de défenseure des enfants vous impose, Madame, d’intervenir dans les médias, auprès de l’opinion publique, des autorités, pour faire cesser ce déferlement irresponsable, pour faire en sorte que, dans les établissements scolaires, la Convention des droits de l’enfant soit autre chose qu’une simple affiche placardée sur un mur, pour que l’on comprenne que les coups portés aux enfants ne sont jamais légitimes, que l’adulte n’a pas toujours raison, que l’enseignant peut aussi avoir des comptes à rendre. Il est plus que temps que, dans les écoles « le droit de l’enfant au respect » (Janusz Korczak) soit réellement pris en considération.


publié par lubin sur http://journaldecole.canalblog.com/


Posté par Rfroschard à 21:48 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

On remonte le temps : -1 an

Je cherchais quelques informations concernant Nancy II cet après midi. Et je suis alors tombé sur le site de fréquence fac et notamment l'historique du mois de février...
Je vous laisse découvrir ces curiosités...
On y découvre la FAGE (interassos) affirmer que les réformes présentés Villepin (et qui se retrouvent dans la LRU) ne vont pas dans le bon sens...

7 Février 2007 :

Une plus grande autonomie pour les universités

 

Dominique de Villepin, qui inaugurait l'université Denis Diderot de Paris VII ce mercredi, a proposé plusieurs mesures permettant d'accroître le pouvoir de décision des présidents d'université. Cela passe, pour le premier ministre par l'augmentation des droits de scolarité ou le resserrement du conseil d'administration.

8 Février 2007 :

Du côté des associations étudiantes, les propositions de Dominique de Villepin ne sont pas appréciées. Thiébaut WEBER est le Président de la FAGE. La Fédération des Associations Générales Etudiantes n'accepte pas les idées du Premier Ministre sur l'Université.

Ecouter le reportage d'Audrey Leroy




lien permanent : http://www.frequencefac.com/servlet/ShowInfoSR?M=S45SFR46RFK12KFL1LF

Posté par Rfroschard à 18:15 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 février 2008

Sarko'cho

Le Sarko-show ne semble plus faire recette, et après un mariage 3 mois après son divorce, on peut dire qu'on a un Sarko-chaud ! Petit, mais costaud !
Le grand jeu déroulé à Disneyland, ses fiançailles qui durent moins longtemps qu'une campagne électorale. Compagne électorale victorieuse puisque mariage vicieux à l'Elysée !
Vicieux, pas un journaliste, rien ! demain, jpeux me marier à l'Elysée moi ?

Quand la France broie du noir, Carla brunit sarkozy !
Et au lieu de bander, notre Catherine de Medecis semble d'ailleurs faire du tort à notre futur cocu puisque les sondages montrent la débandade ! 41% des français "aware"...

Notre Sarko est donc descendu dans ma Lorraine ce matin qui après avoir été Lorraine Coeur d'Acier  est devenu Lor'Haine cul de plomb.

On a même eu droit à un discours lamentable, Papa Guaino a oublié de lui faire peut être. En quelques phrases, on a pu admirer la gueule de bois du marié qui ne s'est pas privé de Trou Lorrain ! Un CFDTiste a expliqué très sérieusement aux journalistes qu'il avait parlé comme un syndicaliste ! Un syndicaliste (le mot est fort) de la CéèFDéTé probablement...c'est quoi un syndicaliste de la CFDT à part un futur adhérent du MEDEF ?
je vous le demande !

La réponse d'ici avril-mail ? et en attendant ? ben oui, les munici-pâles politisés pour notre Empereur...en espérant qu'il ne refasse pas ses Noces d'Acier dans ce qui sera une coulée continue....

Posté par Rfroschard à 22:46 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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