La Bouche Ouverte : Le blog politique de Rémi Froschard

Une bouche ouverte à travers la toile avec au programme : les mots des maux et les maux des mots. Parce que l'esprit critique doit être consommé sans modération, j'en profite avant que l'on ne puisse pas.

25 novembre 2007

Face à l'américanisation des facs...

Voila quelques temps que je n'avais plus écrit sur ce blog.

Face à la place prépondérante de blogs nausséabonds qui apportent leur soutien à la ministre de l'enseignement supèrieur, j'ai décidé de l'ouvrir.

Je garde la bouche ouverte car en ce moment, nous avons besoin de nous questionner sur notre avenir.

Mais quelle couleur prend notre avenir ?

A l'université, il est certain que le gouvernement veut repeindre les murs en vert. Le vert du billet vert afin de chasser le gris de notre matière grise.

J'ai un peu de la chance d'être daltonien dans ce mic-mac de couleur. Enfin, mic-mac, en espérant que ma fac de demain ne sera pas une fac Big-Mac.

Je vais cesser un peu mes élucubrations car elles ne parlent pas beaucoup.

Bon. La moitié des facs est bloquée. En une semaine, 10% des lycées ont rejoint le mouvement et le semaine prochaine risque d'être essentielle.

Nous, tous, étudiants, lycéens, nous refusons de devenir acteur d'un capitalisme universitaire.

Le capitalisme universitaire, c'est bel et bien l'objet de cette réforme. Rappelons nous Marx qui expliquait la notion d'aliénation par le travail :

Ce que vend l'ouvrier, ce n'est pas directement son travail, mais sa force de travail, qu'il met temporairement à la disposition du capitaliste. Cela est si vrai que la loi [...] fixe le maximum de la durée pour laquelle un homme a le droit d'aliéner sa force de travail. S'il lui était permis de le faire pour une période de temps indéfinie, l'esclavage serait du même coup rétabli. Si, par exemple, une telle aliénation s'étendait à sa vie entière, elle ferait de lui l'esclave à vie de son patron.

Salaires, prix, profits, Karl Marx (trad. Charles Longuet), éd. V. Giard et E. Brière, 1912, chap. VII (« La force de travail »), p. 58

En incluant la sphère du travail dans l'université, le but est de former des individus formatés à l'orthodoxie libérale.  Alors que jusqu'ici l'université était le lieu d'émancipation des individus. L'exploitation des ressources des Lumières permet aux étudiants d'acquérir un esprit libre capable de discernement et de discrimination.

Article 28 : Les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel peuvent créer en leur sein une ou plusieurs fondations universitaires, non dotées de la personnalité morale, résultant de l'affectation irrévocable à l'établissement intéressé de biens, droits ou ressources apportés par un ou plusieurs fondateurs pour la réalisation d'une ou plusieurs oeuvres ou activités d'intérêt général et à but non lucratif conformes aux missions du service public de l'enseignement supérieur visées à l'article L. 123-3.

« Ces fondations disposent de l'autonomie financière.

Voila ce que nous dit le texte de la loi relative à l'autonomie des universités  ! Les fondations universitaires pourront ainsi être gérés de façon autonome par des fonds privés ! Il y aura donc une véritable concurrence entre les différentes universités disposant de fondation. Par ailleurs, lorsque des entreprises sont présentes sur un secteur d'activité, ce n'est pas par philantropisme ! Ces entreprises exigeront forcément une rentabilité.

On peut donc admettre non sans peine qu'il y a très peu de chance de voir une entreprise investir pour une fondation d'un UFR de Lettres ou de Sociologie.

L'article 6 donne tout pouvoir au Président de l'Université qui pourra faire pression sur les UFR et pourra aussi subir du lobbying de la part des entreprises.

Et l'investissement de ces entreprises pourrait même se révéler nuisible pour des UFR comme l'Histoire ! L'enseignement et la recherche en Histoire pourrait ainsi se voir influencer par ces mêmes fondations.  Quel est le résultat d'un cours sur la Prohibition ou le Ku Klux Klan aux Etats-Unis dans un UFR financé par Marlboro ?

Et un laboratoire de Sciences financé par Areva pourra-t-il prouver les dangers du nucléaire ?

Cette loi permet-elle l'amélioration des conditions de vie et de réussite des étudiants ? Non, en aucun cas.


Pécresse scélératesse ?
envoyé par borddeleau

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28 juin 2007

C'est çà la république

    Aujourd'hui, République se voit souvent opposée à Démocratie du fait d'un parti dit démocrate et dit républicain outre manche. L'idéal républicain et démocratique est pourtant loin dans ce pays qui a toujours préféré la liberté à l'égalité.

    La république, c'est le mouvement d'un individu vers "nous", et le mouvement de "nous" vers l'individu. La république, c'est la chose publique. Chose qui longtemps a été loin de moi. En lisant Vallès, je comprends un peu mieux.  Se battre pour "avoir", se battre pour "être", c'est d'abord se battre pour "avoir" et "être" parmi les autres

    Aujourd'hui, l'esprit républicain se résume en un hymne, un drapeau qui claque et qui fait bander le peuple. L'esprit républicain n'existe plus en ces temps où les entreprises sont un antre de l'esclavage moderne, où l'école sert tout d'abord à avoir un métier et "réussir" et devenu un objectif dans les sociétés modernes.

    L'épanouissement personnel et le bien-être devient la nouvelle idéologie destructrice. On pense que son être seul est important et que chacun doit jouir de sa position sociale et doit "s'épanouir" pour réussir. Le peuple est ainsi masse car il n'est en mouvement que vers un seul but : son interêt privé.

    Là est l'opposition constante avec la république. La République, c'est le lieu de l'égalitarisme, le lieu où chacun se vaut, sans faire d'effort, sans tuer au travail. La république, c'est la paresse ? Non, du tout. La république, c'est le lieu où chacun devient ce qu'il est grâce au contact de l'autre. La république, permet de penser individuellement, de se faire un avis personnel qui n'est pas imposé par la masse. Penser la même chosue que son voisin, que son quartier, son village ou son pays ? La réalité républicaine ne peut s'imposer dans ce contexte.

    La république est un mouvement constant, renforcé par l'éducation principalement, l'ouverture à l'autre et l'esprit critique. Et je renvois alors à la lettre de Jules Ferry écrit à la rentrée où se mirent en place les dîtes lois. Jules Ferry est contestable sur de nombreux points. Partisan de la Patrie, favorable à l'expansion coloniale et opposant à la Commune, Ferry est rattrapé par son milieu social. Mais son engagement pour la république et notamment l'école républicaine ne doit pas être oublié


«Monsieur l'Instituteur,

 

L'année scolaire qui vient de s'ouvrir sera la seconde année d'application de la loi du 28 mars 1882. Je ne veux pas la laisser commencer sans vous adresser personnellement quelques recommandations qui sans doute ne vous paraîtront pas superflues, après la première expérience que vous venez de faire du régime nouveau. Des diverses obligations qu'il vous impose, celle assurément qui vous tient le plus au cœur, celle qui vous apporte le plus lourd surcroît de travail et de souci, c'est la mission qui vous est confiée de donner à vos élèves l'éducation morale et l'instruction civique : vous me saurez gré de répondre à vos préoccupations en essayant de bien fixer le caractère et l'objet de ce nouvel enseignement ; et, pour y mieux réussir, vous me permettrez de me mettre un instant à votre place, afin de vous montrer, par des exemples empruntés au détail même de vos fonctions, comment vous pourrez remplir, à cet égard, tout votre devoir, et rien que votre devoir.

 

La loi du 28 mars se caractérise par deux dispositions qui se complètent sans se contredire : d'une part, elle met en dehors du programme obligatoire l'enseignement de tout dogme particulier ; d'autre part, elle y place au premier rang l'enseignement moral et civique. L'instruction religieuse appartient aux familles et à l'église, l'instruction morale à l'école. Le législateur n'a donc pas entendu faire une œuvre purement négative. Sans doute il a eu pour premier objet de séparer l'école de l'église, d'assurer la liberté de conscience et des maîtres et des élèves, de distinguer enfin deux domaines trop longtemps confondus : celui des croyances, qui sont personnelles, libres et variables, et celui des connaissances, qui sont communes et indispensables à tous, de l'aveu de tous. Mais il y a autre chose dans la loi du 28 mars : elle affirme la volonté de fonder chez nous une éducation nationale, et de la fonder sur des notions du devoir et du droit que le législateur n'hésite pas à inscrire au nombre des premières vérités que nul ne peut ignorer. Pour cette partie capitale de l'éducation, c'est sur vous, Monsieur, que les pouvoirs publics ont compté. En vous dispensant de l'enseignement religieux, on n'a pas songé à vous décharger de l'enseignement moral : c'eût été vous enlever ce qui fait la dignité de votre profession. Au contraire, il a paru tout naturel que l'instituteur, en même temps qu'il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage ou du calcul. [...]»

Circulaire connue sous le nom de "lettre aux instituteurs" 17 novembre 1883


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17 juin 2007

Reprendre des couleurs

Reprendre des couleurs, on peut se le permettre...
Vous voyez de quoi je veux parler ? Oui, cette vague bleue !
Au lieu d'une vague bleue, c'est plutot un coup de soleil !

Je n'ai jamais voulu y croire à cette vague bleue annoncée. N'avais-je pas raison ? Nous avons eu raison.
Il faut se battre, chaque jour, chaque seconde.
L'histoire de la politique est un cycle. Un cycle vertueux ou un cercle vicieux ? Seul l'Histoire pourra nous le dire.

En attendant, délectons nous des résultats des élections législatives !
Une victoire ? Pas forcément. En tout cas, de l'autre coté, c'est une défaite. L'augure est bon en tout cas pour les municipales.  Car n'oublions pas que la couleur du Sénat dépend beaucoup des représentants aux conseils municipaux.

Beaucoup de signaux forts de la "victoire" de la Gauche...
Allez ! Je les énumère...en vrac
- Juppé et son super-ministère n'est pas réélu...
- Davantage de députés socialistes élus qu'en 2002....(près de 230 contre 150...)
- Un Sarkozy affaibli
- Un Parti Socialiste qui peut se rénover dans la joie.
- Dernière Nouvelle, je viens de l'apprendre : au nombre de voix, la gauche est majoritaire...(+51%)


    Je suis content également pour Aurélie Filippetti, la députée de la huitième de Moselle que j'ai soutenu qui a fait face à un candidat UMP teigneux et vulgaire, descendant des maitres De Wendel. Une femme jeune, dynamique pour les mosellans. Que demander de plus ?


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Les médias hantent

On a tous entendu parler de la vague bleue....

Et quelle vague bleue ?
Actuellement, seulement 149 députés socialistes siègent à l'assemblée nationale....
Soit à peu près ce que nous annonce les sondages !

On reviendrait en fait au statu quo de de 2002...
Mais on nous parle de vague bleue quand même ! !

Plus impressionant, en 93, le Parti Socialiste n'avait recueilli que 57 sièges
Ce qui ne lui avait pas empeché de gagner les législatives de 97 !

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07 juin 2007

Histoire de Famille

Histoire de Famille !
Etonnant en tout cas !

Qui est Monsieur Missoffe ?
A-t-il un lien avec Madame Missoffe ?
Et Madame de Panafieu ?

Toujours est-il que le pouvoir, c'est une histoire de famille...

Monsieur Alain Missoffe est candidat dans la huitième circonscription de Moselle.
Il est le frère de Françoise de Panafieu, candidate dans la 16ème parisienne

Madame Ségolène Missoffe est candidate à la 9ème circonscription de Seine Saint Denis sous l'étiquette Nouveau Centre...Elle est la belle soeur de Françoise de Panafieu ! ! ! !

Ségolène Missoffe est-elle la femme d'Alain Missoffe ? Le résultat d'un inceste peut-être ou d'une relation illégitime dans une famille où l'on épouse les princes et princesses...

Le pouvoir est une histoire de famille. Ce sont toujours les De Wendel, les fils d'aristo européens qui dirigent la France...A quand le changement ?
En tout cas, la rupture est loin, très loin....
M'enfin, la médiocratie est aux même mains, l'opinion publique, on sait à qui elle appartient !

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31 mai 2007

Anticonstitutionnellement !

Ouah ! le mot le plus long de l'alphabet !
j'ai réussi à le caser ! Je m'exprime "Anticonstitutionnellement, Nicolas Sarkozy est dans le faux".
Je m'explique ?
Ce soir, mes parents me rapportent qu'un juriste trouve les faits de Sarkozy anticonstitutionnels car Sarkozy VEUT FAIRE SES lois. Mouais, je veux bien, mais bon, Mon Général, comme dirait ma prof d'Histoire, souhaitait avant tout un executif et un président de la république fort sans pour autant avoir un régime présidentiel.

Je me penche alors comme citoyen de base moyen sur la Constitution (qui a l'air plus simple que ce maudit TCE) et je me rends compte qu'en fait, la Constitution, c'est une simple cloture dans un champ et comme chacun le sait,  la cloture, on passe au dessus !

Art.  1. - La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.

                   

                   

                   

Une république sociale ? Cela signifierait quoi ? en farfouillant sur le web, je trouve ceci :


République La France de Pétain était une république, le Chili de   Pinochet aussi, de même que l’Iran de Khomeini, l’Argentine de   Videla, l’Afrique du Sud de Botha ou l’Amérique des lobbies et de   la ségrégation raciale. Vous avez une définition de la république,   vous ? Euh, vous pouvez nous la prêter ?

  République sociale Utopie dangereuse et irréaliste, visant à remplacer notre   ordre social harmonieux et bien organisé, dans lequel maîtres et esclaves,   dirigeants et dirigés, patrons et salariés ont la place qui leur est due, par   une organisation sociale où tous seraient égaux en droits et auraient un même   pouvoir de décision sur tous les aspects de la vie quotidienne. Dément,   non ?




                                                                                        

Art.  2. - La langue de la République est le français

L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.

L'hymne national est la Marseillaise.

La devise de la République est Liberté, Égalité, Fraternité.                    

Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.


Si là, on ne frise pas l'anticonstitutionnel...L'égalité a été remplacé par l'équité (un mal ou pas). Mais son principe, hillarant ! Gouvernement des élites, par les polytechniciens et les enarques pour les chefs d'entreprises !

 

Et là, l'article dont parlait apparement le juriste sur france-inter :

                   

Art.  4. - Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.

Peut-on dire que tout les partis politiques sont libres ? Lorsque qu'un président de la république se prononce sur l'activité du parti et la souveraineté nationale de ce parti, le présent article semble être bafoué !

Alors les sages ? Moi, je ne le suis pas, mais comme on dit ERRARE HUMANUM EST


...SED PERSEVARE DIABOLICUM

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29 mai 2007

Candide à Candidats.

    J'aime pas les maths,  mais je sais rester logique. On dit que les élections législatives devront refléter les présidentielles. Doit-on en conclure que l'UMP n'aura QUE 53% des sièges ? Parce qu'avec 53% des sièges, çà n'assure pas une avance considérable pour les élections...

    On parle de la division socialiste. Mais je le redis, l'UMP est bien plus divisé. Encore un exemple ce soir. Dans le Nord, un député UMP ayant tenu des propos homophobes se présente sous l'étiquette CNI "centre nationale des indépendants"...Mais on constate que dans la circonscription là, aucun député UMP ne se présente. Couverture présidentiel oblige ? Il ne faut pas que le président ait des foudres.

    Un petit texte à destination de ceux qui ont retourné leurs vestes et qui se rendront compte dans quelques années que l'eau s'infiltre plus quand on porte la veste à l'envers (pour ne pas retourner sa veste, vaut mieux ne pas en porter)

Et dire que chaque fois que nous votions pour eux
Nous faisions taire en nous ce cri : "Ni dieu ni maitre !"
Dont ils rient à présent puisqu'ils se sont fait dieux
Et qu'une fois de plus nous nous sommes fait mettre

Renaud Séchan

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28 mai 2007

Là, tout n'est qu'ordre, Beauté, Luxe, Calme et Volupté

    Je ne vous invite pas au voyage avec Baudelaire, mais avec un autre cercle de poètes. Les poètes UMPiens.

Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
 

    Des promesses de campagne, que reste-il ? Comme beaucoup d'autres, la peur de l'Etat UMP vient de la peur de réaliser les promesses. Auparavant, les promesses, c'était la vie politique et rien n'était réalisé. Dès lors, j'ai l'impression que finalement, ce ne sont que mensonges également. Et si ce n'est pas mensonge, c'est illusion. Caresser l'électeur dans le sens du poil, pour le charmer et l'amener à bout.
Elections législatives bientot. Il faut continuer à draguer l'électorat en faisant durer le suspense.
Sommes nous dupes?
Tiens, un exemple : la Turquie n'entrera pas dans l'Union Européenne...Sarkozy est déjà contraint de reculer parce que l'union européenne, çà se passe avec 25 membres.

    Autre flatterie : le "Grenelle de l'environnement" ! Quel mot ! Pour que ce Grenelle là change quelquechose, on ne pourrait pas descendre dans les rues et faire quelques barricades de voitures surpolluantes ? On crève les pneus des bobos-quatre-quatre ? Un Grenelle, du vent !

Il faut dire que l’homme « qui va faire ce qu’il dit » l’avait très nettement dit : il voulait bien tout mettre sur la table, sauf…

Sauf le nucléaire : pas question d’un moratoire sur l’EPR.
Sauf les OGM : pas question d’arrêter les essais en plein champ.
Sauf les autoroutes : pas question de cesser d’en mettre partout.

Le Canard Enchainé du 23 Mai

Il ne faut pas frustrer les amis de Nico l'écolo ! Nico Sarko, ok. Mais Nico Hulot aussi ! D'ailleurs le canard enchainé nous revèle d'ailleurs une belle gâterie !

le « Grenelle de l’environnement », qui devait avoir lieu en septembre, est repoussé à la première quinzaine d’octobre. Cas de force majeure : Nicolas Hulot doit finir un tournage pour TF1.

Il y a des choses bien plus importants que l'environnement ! Soyons d'accord ! TF1 attend un tournage. Plus rien ne étonne avec Hulot ! N'est-ce pas dans son magasine papier "Ushuaia Nature magasine" qu'on avait pu voir la pub pour un 4x4 ?
Nico's ! Ecolo's du samedi soir pour le prime-time...

En attendant, la nature et la planète attendent la réalisation de leurs promesses. Exploiter la nature rapporte de l'argent aux potes de Sarkozy et à l'oncle Sam...On ne va quand même protéger la nature pour si peu !

Quelques propositions concrètes...que l'état UMPien n'osera jamais réaliser.
- augmenter les taxes sur les voitures et notamment sur les 4x4
- réduire les taxes sur les vélos, rollers et trottinette et autres moyens de locomotions propres.
- Généraliser les péages urbains, en taxant les véhicules circulant à l'intèrieur des villes.
- Construire davantage de parking
- Diminuer le prix des transports en communs
- Créer un service public des bus à l'interieur des villes...

Quand on veut, on peut...

Nico, y'a du progrès à faire ! Et il faut de la volonté...
Ah les promesses !

Là, tout n'est qu'ordre, Beauté, Luxe, Calme et Volupté

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26 mai 2007

Injustice légale ? -Un pot ? - Impot

    J'ai découvert un site sympa de Yahoo qui permet d'obtenir une réponse à une question que l'on se pose. Ce site sert à certains individus de décharger leur haine du "socialiste" avec quelques relents vichyssois parfois.

    Entre une jeune de 14 ans qui demande comment maigrir parce qu'elle pèse 50 kg et l'autre qui demande si lundi c'est férié au lycée, une question/réponse retient mon attention :
   Trouvez vous vos impots trop lourd ?


Certaines réponses sont interessantes, j'en cite quelques unes :

ce ne sont pas les impôts que je trouve trop lourds (l'impôt qui est proportionnel aux gains est juste), mais les taxes qui sont identiques que l'on soit riche ou pauvre, donc potentiellement injustes...

c'est pas les impôts qui coûtent cher au gens, c'est la TVA.
sans déconner même un SDF qui gagne 5€ par jour, juste histoire de s'acheter deux sandwich, file 1 euro a l'etat par jour.
c'est grave que les gens qui n'ont meme pas de quoi dormire dedant doivent payer

Par contre, on a réussi à trouver l'endoctriné de la pensée fraichement libérale bien pensante :

Imaginons qu'un patron soit près à payer une personne 4083 euros par mois pour le travail qu'il fourni (j'ai attrapé une fiche de paye d'un salarié de ma boîte au pif).
Sur ces 4083 euros, le patron en question payera 1458,27 euros de charges employeur. Ce qui donne donc un salaire mensuel brut de 2625 euros.
Après déduction de toutes les charges sociales et impôts divers, il restera en net au salarié 2037.36 euros. Certons dirons sans doute que c'est beaucoup, mais vous remarquerez que l'employé en question a gagné pour son travail 2037.36 euros (et il a donc passé une partie de sa vie à bosser, pas vu ses enfants en journée, etc), alors que l'état a déjà empoché 2045.64, soit plus que le travailleur lui même.

=> Le salarié a touché un salaire...Le patron, lui a touché une plus value en exploitant la force de travail. Cette force de travail est alimenté par le salaire. L'éEtat empoche 2045.64€. Certes. Mais est-ce dire que le salarié voit cette somme disparaitre ? Point du tout. Les charges sont destinés à alimenter la solidarité sociale (Sécu...). Si demain ce salarié tombe malade, il sera remboursé et pris en charge grâce à ces 2045.64€....De même, les allocations qu'il touchera...

    Un séjour à l'hopital coûte extrèment cher (plus de 5000€ parfois). Supprimer les charges sociales oterait alors toute solidarité sociale. Un système de soin à 2 vitesses...car celui qui touche 2037.36€, il a de la chance. Mais celui qui touche à peine le SMIC, lorsque les dépenses alimentaires, l'habillement, le loyer sont payés, que se passe-t-il s'il doit être hospitalisé ? On le laisse crever car il n'a pas de protection sociale.

A ça, s'ajoutera l'impôt sur le revenu, la taxe d'habitation, la redevance télé, les amendes et multiples amuses gueules et bien sur cette magnifique invention française qu'est la TVA.

La TVA n'est pas une invention fiscale. Les Romains taxaient déjà leurs marchandises (protectionnisme dès l'époque romaine). Par ailleurs, le système redistributif français est de type bismarckien (avec certe une pointe de Wellfare), c'est à dire assurantiel.

    Ce système est d'origine allemande, est non français. Quant à la taxe d'habitation, à partir du moment où on a accepté la propriété privé, quoi de plus normal que de payer son du ?

En gros, tu bosses, on te taxe à mort, tu t'endette à mort pour acheter ton appart, si tu meurt on suce tes héritiers et en plus, singulier sens de l'humour à la Française, on te traite d'égoïste, à la limite du monstre infecte, parce que tu sens violemment l'absence de vaseline au moment ou tu te fais mettre.

=> On suce les héritiers ?  Idée répandue et pourtant fausse. La majorité des héritiers paient moins de 6% de charges car les gros patrimoines (supèrieur à 100 000€) qui sont taxés (et jamais à plus de 50%).

N'est-ce pas inégalitaire de donner à chacun la même chance ?
L'homme demeure libre et égaux...apparement. Financièrement, l'héritier de monsieur Seillère sera désavantagé, on le sait tous. Tous.

A lire : le Dossier Fiscalité d'Alternatives Economiques

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25 mai 2007

Le "Malaise jeune"

    Deux adolescentes se suicident en même temps en Corse...L'affaire fait la Une ! Partout ! Comme si on découvrait le phénomène. Depuis de longues années, on assiste à une campagne excessive sur au sujet de la sécurité routière et des jeunes. Pourtant, le suicide qui est la deuxième cause de mortalité reste tabou !
On n'ose pas en parler, tant l'éthique catholique est encore ancrée.

Le nouvelobs nous donnes ces chiffres :

 

 

 

- Pour les 15-19 ans, 600 suicides étaient comptabilisés chaque année, d'après les chiffres du ministère de l'enseignement scolaire, en 2003.
- Pour les adolescents et jeunes de 15 à 25 ans, le nombre de suicides a baissé depuis 1993, passant de 966 à 621 en 2004 (-36%). Une baisse à mettre en relation avec la création de structures spécifiques à cette tranche d'âge, comme les "maisons des adolescents", alliant le soin à l'écoute.

 

 

 

    Le suicide-jeune diminue, grâce à l'action des pouvoirs publics depuis 1993. Avec la restriction budgétaire annoncée récemment, doit-on imaginer que les financements des maisons des adolescents et des centres d'écoutes soient à leur tour restreints ?
    Si le suicide diminue, les tentatives de suicides sont toutes aussi nombreuses et elles traduisent de façon apparentes le "malaise jeune" qui laisse présager un malaise sociétal à long terme. Le "malaise jeune" s'exprime dans la peur de l'avenir, l'incertitude après l'échec, le doute sur soi-même et son futur.
    En reprenant Klapisch, nous, Jeunes, "nous ne savons pas encore ce que nous voulons, mais nous commençons à savoir ce que nous ne voulons pas". On peut ainsi imaginer l'adolescence comme une balance instable. Tout les spécialistes le disent d'ailleurs. Si jamais "ce que nous voulons pas" devient trop lourd, nous tombons. Plus lourd est notre rejet, plus dur est de nous relever. Ceux qui ne se relèvent pas restent à terre et à ce moment, la vulnérabilité est plus forte.

 

   La solution n'est pas seulement le suicide, mais aussi la "TS", tentative de suicide, signal qui parait pourtant comme moins fort. Celui qui fait une TS désire s'en sortir d'une certaine façon, mais il ne peut trouver la solution qu'en appelant au secours. Le "monde des adultes" doit alors aider l'individu, le prendre en main, l'accompagner. D'autres solutions peuvent apparaître dans la situation de vulnérabilité : la drogue, l'alcool (dont la consommation des jeunes est relativisée par les pouvoirs publics alors qu'elle est alarmante), la violence aux autres, la violence à soi-même (scarification)

 

 

Le malaise, il est de plusieurs ordre :
- Malaise social : Dans notre société, on a de plus en plus de mal à trouver sa place, à s'insérer dans une vie routinière. L'avenir parait instable, pourquoi trouver une place ? L'individu refuse de trouver sa place dans la hiérarchie proposée. C'est la peur de grandir, de franchir le pas. De passer du collège au lycée puis du lycée à la fac, ou au monde du travail
- Malaise affectif : On assiste aujourd'hui à un déclin du lien familial, d'où un repli sur soi-même. Avec l'allongement absolu du temps de travail, c'est à dire une absence plus grande du domicile familial des deux parents (féminisation, éloignement du lieu de travail). A 15 ans, on considère souvent les amis comme plus importants de la famille. Le référent n'est plus le père, la mère ou le grand frère, çà devient la copine-qui-peut-sortir-le soir, ou le copain-qui-est-plus-agé-que-moi. L'influence de référents est donc plus forte et c'est celui qui parait alors comme celui qui donne le plus d'amour qui prime.
-Malaise scolaire : Désorientation, méthodes trop changeantes, classe surchargée, élèves peu valorisées...
-Malaise repère : Autrefois, les repères changeaient sur une génération. Aujourd'hui, les repères évoluent vite, très vite. Télévision ultraviolente, programmes abrutissants, mise en valeur du corps...

 

Le constat est là : il ne fait pas bon vivre en étant jeune aujourd'hui, malgrès le confort (surconfort, dont bénéficie la majorité)

 

 

Posté par Rfroschard à 18:40 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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